Délicatisserie : la patisserie 100% digitale de la cheffe Nina Metayer

Vous avez faim ? On va vous mettre l’eau à la bouche ! Aujourd’hui on vous parle de Nina Métayer, cheffe pâtissière de 32 ans que vous connaissez sans doute puisqu’elle a participé à l’édition 2015 de l’émission Qui sera le meilleur pâtissier sur France 2. Passionnée de pâtisserie depuis son adolescence et après avoir exercé pour de grands noms de la pâtisserie, elle se lance à son compte en 2019. Ce qu’elle veut faire, c’est de la pâtisserie artisanale, tout cela dans une démarche globale de développement durable, c’est-à-dire en réduisant les déchets et le gaspillage au maximum. Pour cela, elle a fait le choix audacieux du numérique.

A l’occasion de l’ouverture de sa boutique 100% digital la Délicatisserie, on a posé quelques questions à cette cheffe plein d’ambition et désireuse de faire bouger le monde de la pâtisserie, à sa façon !

Bonjour Nina, pouvez-vous vous présenter ? Qui êtes-vous et que faites-vous dans la vie ?

Bonjour, je m’appelle Nina Métayer, je suis une cheffe pâtissière entrepreneuse de 32 ans, maman de deux petites filles et j’ouvre actuellement une boutique en ligne nommée « Délicatisserie ». La première création qui est en vente actuellement n’est autre que la galette des rois « Renaissance » et la prochaine sera “Toi + Moi” pour la Saint-Valentin.

Vous avez toujours voulu faire de la pâtisserie ? Quel est votre parcours ?

J’ai toujours aimé les métiers manuels et à 16 ans j’ai eu l’opportunité d’aller au Méxique ou j’ai débuté en boulangerie. Une vraie passion est née, notamment grâce à un couple de boulangers français que j’ai rencontré là-bas qui m’ont transmis énormément et partagé leurs savoirs. De retour en France, j’ai passé mon baccalauréat littéraire et mon CAP Boulangerie. Désireuse de découvrir de nouveaux paysages et de diversifier mes activités, je suis allée en Australie où j’ai commencé comme pizzaiolo puis au hasard d’un nouvel emploi, je me suis replongée dans la pâtisserie qui m’intéressait tant étant plus jeune. C’est à ce moment que j’ai commencé à porter un intérêt plus prononcé à cet univers.

Arrivée à Paris, je n’ai pas été prise en boulangerie et c’est donc naturellement que je me suis inscrite à l’école Ferrandi pour apprendre la pâtisserie en alternance. Durant le CAP je reflechissais déjà à la prochaine étape et j’envoyais des CV pour être commis dans de grandes brigades. J’ai débuté au Meurice pendant 2 ans (2011/2013), j’ai ensuite rejoint l’hôtel Raphaël où Amandine Chaignot m’a confié le poste de Chef Pâtissier (2013/2015). Des expériences enrichissantes qui m’ont amenée chez Jean-François Piège au Grand Restaurant durant 2 ans puis au Café Pouchkine. Enfin, depuis 2019, je suis entrepreneuse, je travaille sur différents projets et aujourd’hui j’ouvre ma boutique 100% digitalisée intitulée « Délicatisserie ».

Comment qualifieriez-vous votre style ?

Je ne sais pas si j’ai style en particulier mais j’essaie de toujours m’aventurer dans des réalisations différentes. Pour stimuler ma créativité je m’inspire de tout, notamment la nature. Ce que j’aime avant tout c’est transmettre une émotion, raconter une histoire à travers la pâtisserie.

Cette année, vous ouvrez votre première boutique, exclusivement online. Pourquoi avoir fait ce choix, plutôt qu’une boutique à Paris ? En quoi votre boutique est eco-responsable ?

J’ai fait ce choix pour être en accord avec mes convictions. Le client va précommander via notre site, je connais donc les quantités à produire au quotidien et il n’y a ainsi aucune perte. C’est écologique et économique. Il me tient à cœur d’acheter des matières premières de qualité, de saison et les plus locales possible, nous avons la même démarche pour les packaging. Pour moi le côté éco-responsable passe par le respect des produits et donc leur sélection, la manière de les travailler, par le respect de l’environnement en ne jetant et gaspillant rien, et surtout par le respect de l’humain, les producteurs, l’équipe, et les consommateurs.

Aujourd’hui combien êtes-vous dans l’équipe, et qui fait quoi ?

Je travaille avec Mathieu, mon mari qui gère avec moi la boutique, la conception des vidéos que nous tournons régulièrement pour notre chaîne Youtube et tellement d’autres choses. A cela s’ajoute 2 salariés. Nous avons ouvert une boutique à taille humaine qui nous permet d’écouter le client, d’être plus flexibles et surtout d’avancer à allure raisonnable pour commencer.

Vous nous parlez de votre galette des rois 2021, La Renaissance, pour laquelle vous utilisez une impression 3D pour le motif.

La galette des Rois « Renaissance » est un hommage à mon châtaignier que l’on dû abattre à contre cœur il y a un peu plus d’un an maintenant. C’est une galette assez rustique et artisanale à la frangipane aux notes de châtaignes grillées d’Ardèche et qui est recouverte d’une dentelle en 3D représentant l’arbre de vie.

De quelle pâtisserie êtes-vous la plus fière et pourquoi ?

Celle que je fais demain car je ne la connais pas encore ! Comme je le disais précédemment, j’aime réaliser de nouvelles choses.

Quelle est votre madeleine de Proust ?

Je dirais la chantilly et pour l’anecdote, mon père me donnait toujours un grand bol de chantilly étant petite.

Quelle est votre journée type ?

Je n’ai pas du tout de journée type, je ne sais pas comment sera demain. Cela nécessite beaucoup d’énergie mais c’est ce que j’aime dans l’entrepreneuriat.

Quand vous ne travaillez pas, que faites-vous ?

Je joue avec mes enfants, je passe du temps en famille et avec mes amis.

Des bonnes adresses à nous partager ?

Les restaurants sont fermés donc c’est un peu compliqué mais je dirais Pouliche d’Amandine Chaignot, Le Louis Vins avec la cheffe Mélanie Serre et Coretta et Neva de Beatriz Gonzalez. Ce sont des cheffes extraordinaires, toutes différentes qui proposent des plats réconfortants !

Notre magazine s’appelle L’Arrogante. Quelle pâtisserie est, à vos yeux, la plus arrogante ?

Ma nouvelle création pour la Saint Valentin « Toi + Moi » qui sera prochainement disponible en précommande. Ce sont des visages qui s’embrassent donc on peut dire que c’est légèrement arrogant en ce temps de covid et chacun peut l’adapter en fonction de sa relation amoureuse en choisissant soit un visage d’homme et un de femme, soit deux visages de femmes ou alors deux visages d’hommes.

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