Ginkgoa : rencontre avec la puissante Nicolle, chanteuse et FEMEN

It’s time to dance ! Ginkgoa avec leur morceau « One Time » va forcément vous donner envie de bouger. Et derrière ces sonorités enivrantes se cachent Nicolle, artiste que l’on adore sur l’Arrogante pour son énergie et son engagement, et Antoine, la moitié française de ce groupe tout simplement génial.

On a eu la chance d’interviewer Nicolle il y a quelques semaines, pour parler féminisme, vie new yorkaise et parisienne, musique bien sûr et prochaines tournées. Elle se dit Joséphine Baker à Paris, nous on voit une grande soeur qui nous motive, nous enchante, nous donner la pêche pour affronter l’hiver !

Elle est New-Yorkaise, lui Parisien – elle s’appelle Nicolle Rochelle, lui Antoine Chatenet et ils se sont trouvés pour former Ginkgoa. Après quatre années de tournée dans toute l’Europe avec Jérome Savary, Nicolle rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de ses titres, Ginkgoa  est né. Et si New York chantait Paris ? Et si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles ? Et si Jeanne Moreau et Anna Karina dansaient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday ?

Hello Nicolle, comment vas-tu ? 

Nicolle : Hello, je vais bien, merci de demander. Je m’amuse en Californie, et je viens juste de terminer un énorme concert au Stern Grove Festival de San Francisco.

Peux-tu m’en dire plus sur Ginkgoa ? Quand as-tu rencontré Antoine et comment est né votre groupe ? 

Nicolle : Ginkgoa, c’est Antoine et moi. J’avais entendu parler de lui lors d’un casting pour former un nouveau groupe. Je venais de finir 4 années de tournée en Europe avec Jérôme Savary, et dès mon retour, je suis tombée amoureuse de la musique d’Antoine. Ce qui est drôle, c’est que je l’ai appelé tout de suite, pour le faire auditionner au plus vite ! Il n’a jamais répondu. Déçue, je suis allée un soir me réconforter dans un bar jazz. Je me suis assise, j’ai commandé une bière, j’ai parlé avec un mec assis juste à côté de moi. Et il s’est avéré que ce mec, c’était Antoine ! Alors là, je me suis dit que notre collaboration, c’était une destinée. Trois musiciens nous ont rejoint dans le groupe (à la basse, à la clarinette et aux claviers), pour nos concerts.

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Ginkgoa, c’est Nicolle et Antoine.

Comment peut-on décrire votre projet musical ? 

Nicolle : On se décrit comme du « Future Swing », c’est-à-dire un mélange entre du swing ancien et de la house, avec des basses et de la trap musique.

« One time » est un morceau dingue, comment l’avez-vous travaillé ? Pour les paroles, la musique ? 

Nicolle : Oh, merci ! Je suis heureuse que tu aimes ce morceau. Antoine a produit toute notre musique. Pour « One Time », il a décidé de construire le morceau de façon plus sombre, club, et il a eu l’idée de le composer avec un chant pour furieux, engagé. ensuite, on a travaillé ensemble en studio, et on a écrit les paroles d’après une expérience avec mon ex copine. Elle était fatiguée de notre relation, et elle avait pris la décision de ne plus avoir de points négatifs dans sa vie. Au final, même si ce morceau est basé sur mon histoire, je pense qu’elle véhicule un message universel, dénonçant l’abus et la lenteur que l’on a tous à quitter une situation qui nous fait du mal.

On te connaît aussi comme FEMEN, quel lien avec ta musique ? 

Nicolle : Le fait que je sois FEMEN n’affecte pas forcément ma musique. Je suis simplement humaniste, et une artiste féministe, engagée. C’est vrai que parfois, les musiques que j’écris sont dans l’exploration de la condition féminine, comme une sorte de recherche, de questionnement, notamment sur des situations vécues. J’aime aussi écrire des chansons drôles pour danser et se sentir libre de s’exprimer, tel que l’on est ! Je prends autant de plaisir à faire l’un et l’autre dans ma musique.

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Quelle parisienne es-tu Nicolle ? Quel est ton Paris ? 

Nicolle : Je ne suis pas sûre de connaître toutes les Parisiennes, leur style, mais j’ai toujours été reliée à la France et la culture française, surtout lorsque j’étais enfant. Après, j’ai des qualités américaines, j’espère, et des sensibilités. Alors pour répondre à ta question, on pourrait me voir comme une Josephine Baker à Paris, aux cafés, beaucoup de café, en train de courir le long du Canal Saint Martin ou ayant des discussions enflammées avec de bons amis autour de quelques verres. Mais j’ai l’impression que c’est le style français ça !

J’ai toujours eu l’impression que peu importe où tu vis en France, tu te sens plus libre. Libre d’être toi-même, d’exprimer ta féminité, montrer ton corps et affirmer ta sexualité.

Que penses-tu des femmes à Paris, que tu croises ? Quel sentiment as-tu sur notre liberté, nos attitudes ? 

Nicolle : J’ai toujours eu l’impression que peu importe où tu vis en France, tu te sens plus libre. Libre d’être toi-même, d’exprimer ta féminité, montrer ton corps, et affirmer ta sexualité. Alors qu’aux États-Unis, nous avons un mix curieux entre de vieilles valeurs puritaines et des tendances vulgaires qui se voient dans le corps des femmes.

Bon après, le fait de pointer du doigt les femmes et leurs corps, c’est partout… Mais je n’ai jamais eu honte du mien en Europe, et spécialement en France. Et ça me convient vraiment bien. J’adore vivre en France, j’ai l’impression de mieux vivre, de mieux respirer qu’à New York par exemple, même si cette ville regorge d’opportunités !

Retrouvez toutes les infos sur Ginkgoa sur leur site officiel, leur Facebook et leur page Youtube

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