Amandine Urruty : focus sur une artiste exceptionnelle

Si je me permets de dire qu’Amandine Urruty est une artiste exceptionnelle, c’est que déjà, trois ans auparavant, j’avais découvert son travail à la Halle Saint-Pierre dans le 18ème. Je me souviens très bien de l’émotion procurée par la vision de ces personnages enfantins mais bizarres, sortis du paradis comme de l’enfer, jouant sournoisement. Disons que leur souvenir est encore très vivace dans mon esprit. Ils plaisent autant qu’ils déplaisent, on les dirait sortis tout droit d’un film ou d’un roman de Stephen King…

Alors qui se cache derrière ce trait de crayon original, singulier et que vous aurez du mal à oublier ? 

Après deux ans de travail, Amandine Urruty dévoile ses oeuvres, ses personnages, les expose et les soumet aux yeux de tous, au sein de la fabuleuse galerie Arts Factory dans le 11ème. On n’y va pas, on y court !

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Amandine Urruty en pleine action © Tomtom photography

L’Arrogante : Bonjour Amandine, est-ce que tu peux te présenter en quelques lignes ? D’où viens-tu ?

Amandine Urruty : Je m’appelle Amandine Urruty, je suis dessinatrice depuis une dizaine d’années. Je vis à Paris, mais je viens du Sud Ouest, de Toulouse plus précisément, où je me suis découverte une passion pour la saucisse. Depuis, j’ai réalisé de nombreuses expositions, en France, à l’étranger, et je me prépare aujourd’hui à présenter mon nouveau solo show à Paris à la galerie Arts Factory.

Comment as-tu réussi à jongler entre musique et Art ? Qu’est-ce qui t’a poussé à le faire ?

Amandine Urruty : Pour être complètement honnête, la musique pour moi, c’était dans une autre vie. J’étais assez mauvaise (et consciente de l’être) mais finalement cela m’a poussé à développer mon univers graphique au travers de la réalisation d’affiches, de pochettes, etc… J’ai toujours voulu être plasticienne, et ce petit bref passage dans la variété m’a amené à revoir mon plan pour l’avenir. J’ai donc quitté la fac d’arts plastiques dans laquelle je poursuivais un doctorat pour me lancer à corps perdu dans la vie de dessinatrice.

Comment aimes-tu décrire ton univers, tes dessins ? 

Amandine Urruty : J’aime le décrire comme un univers ambivalent, à la fois mièvre et gluant, doux et rugueux, rose et noir. Même s’il est un peu plus noir que rose…

« The Journey » (detail) – 50×60 cm – graphite & charcoal on paper – 2017 I’m so happy to take part in @dorothycircus Gallery’s 10th anniversary group show with this new piece ! 😊 « Pages From The Mind Travellers Diaries Chapter 2 » will open in Rome next saturday, November 11. Featuring : Adam Wallacavage (USA), Alessia Iannetti (IT), Hikari Shimoda (JP), Gary Baseman (USA), Kukula, (IL), Kwon Kyungyup (KR), Millo (IT), Clementine de Chabaneix (FR), Leila Ataya (RU), Miss Van (FR), Naoto Hattori (JP), Natalie Shau (LT), Nouar (USA), Scott Musgrove (USA), Tara McPherson (USA), Zoe Byland (CH), Sas Christian (UK), John Brophy (CA), Kris Lewis (USA), Amandine Urruty (FR), Atsuko Goto (JP), Greg Craola (USA), Ozabu (JP) and Rafael Silveira (BR). Don’t miss it ! Get you invitation to: info@dorothycircusgallery.com Dorothy Circus Gallery – Via dei Pettinari, 76 00186 Roma 🇮🇹 #amandineurruty #dorothycircusgallery

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Cette exposition, qu’est-ce qu’elle montre de ton travail ?

Amandine Urruty : Ayant passé les deux, trois dernières années à présenter mes dessins essentiellement aux Etats-Unis, elle me permet de présenter les dernières évolutions de mon travail, toujours en noir et blanc, et notamment de vraies grandes pièces.

Peux-tu nous raconter quel est ton quotidien ? Que fais-tu lorsque tu ne dessines pas ?

Amandine Urruty : Je me lève, je bois une tisane, je me remets au lit et je travaille. Dans le lit. Toujours. Lorsque je ne dessine pas, je pars flâner, voir des expositions, des amis, prendre un peu l’air. Ce qui n’est pas toujours évident car la plupart du temps je travaille 10 à 12 heures par jour.

Quelle est ta bande de potes / artistes, de gens qui t’inspirent ? 

Amandine Urruty : Je suis très inspirée par les gens avec lesquels j’ai eu la chance d’exposer à l’étranger, dans ce courant que l’on nomme, à tort ou à raison, le low brow ou le pop surréalisme… Des gens tels que Charlie Himmer, Christian Rex Van Minnen, Gregory Jacobsen… Et dans un autre registre, plus proche géographiquement, j’aime beaucoup Davor Vrankic, Jérôme Zonder, Till Rabus ou Ludovic Debeurme.

Quelle serait ton oeuvre la plus arrogante ?

Amandine Urruty : Mon autoportrait, j’imagine ! Mais il est de taille raisonnable, alors je l’assume. Ou peut-être la plus grande pièce de l’exposition, un triptyque de trois mètres de long…

#selfie #amandineurruty

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Exposition du 15 mars au 28 avril 2018.
À la Galerie Arts Factory – 27, rue de charonne – 75011 paris
Métro : Ledru-rollin ou Bastille, du lundi au samedi : 12h30-19h30

 

Crédit photo de couverture : © Amandine Urruty Courtesy Arts Factory
– « The Party », 2017/2018, graphite et fusain sur papier – 120 x 80 cm

 

 

 

 

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