Trouver l’équilibre parfait entre l’efficacité clinique d’un soin et l’intensité d’un véritable maquillage : c’est le défi relevé par Nassim, créateur de CÉNÉE. Après plus de dix ans passés dans les laboratoires de développement cosmétique, ce passionné a décidé de lancer le « maquillage dermo-actif ».
Rencontre avec un fondateur visionnaire qui nous dévoile les coulisses de sa jeune marque, ses inspirations, et un indice exclusif sur la grande nouveauté teint qui nous attend en 2026…
Bonjour Nassim, pouvez-vous vous présenter ? Qui êtes-vous et que faites-vous dans la vie ?
Je m’appelle Nassim, j’ai 36 ans et je suis le fondateur de la marque de maquillage dermo-actif CÉNÉE. Passionné de formulation cosmétique, je travaille depuis plus de 10 ans dans le développement de produits cosmétiques. Au cours de ces années, j’ai eu l’occasion de travailler sur des produits pour de nombreuses marques, dans les domaines du parfum, du maquillage et du soin de la peau…

Quel a été le déclic précis qui vous a poussé à lancer Cénée dans un marché de la cosmétique déjà très saturé ?
Le marché des cosmétiques est un marché en croissance et très dynamique. Il est certes très fourni, mais, de par son dynamisme, j’ai du mal à le considérer comme saturé.
Je dirais que CÉNÉE est née d’une longue réflexion au fil des années plutôt que d’un « déclic ». J’observais l’émergence de la catégorie des produits hybrides, à mi-chemin entre le soin et le maquillage. Mon constat principal repose sur le fait que l’offre existante est généralement déséquilibrée entre la concentration en actifs et la concentration en pigments.
Nous avons soit des produits de soin très légèrement teintés, sans réelle performance maquillage, soit des marques de maquillage un peu plus « propres », mais qui ne sont pas réellement actives sur la peau pour autant. Avec CÉNÉE, je voulais vraiment renforcer ces deux dimensions : les actifs et les pigments.
Si vous deviez définir ADN de Cénée en seulement trois mots, lesquels choisiriez-vous ?
Le Maquillage Dermo-Actif est la tagline de la marque et je trouve qu’elle qualifie parfaitement ce que sont les produits CÉNÉE : des produits fortement chargés en pigments, équivalents au maquillage conventionnel, mais avec une action bénéfique sur la peau, quantifiée et mesurée par des études cliniques et instrumentales.

La marque allie naturel et “biohack”. Est-ce que c’était l’idée de base ?
Oui, tout à fait. Avoir un produit contenant la plus grande part possible d’ingrédients d’origine naturelle, dont le bénéfice soin serait quantifié et mesuré, faisait vraiment partie du brief de départ.
Tous nos produits contiennent plus de 90 % d’ingrédients d’origine naturelle (à l’exception de nos vernis à ongles biosourcés, qui en contiennent plus de 80 %), et les actifs sont introduits à des concentrations objectivées pour leur efficacité sur la peau.
Que signifie Cénée pour vous et quel message souhaitiez-vous faire passer à travers ce choix ?
CÉNÉE est un personnage que l’on retrouve d’abord chez Hésiode, puis bien plus tard chez Ovide, qui développe son histoire dans Les Métamorphoses. Il naît femme, sous le nom de Cénis, que Poséidon transforme ensuite en homme ; il devient alors un grand guerrier réputé invincible : CÉNÉE.
J’aimais dans ce personnage, tout d’abord, l’inclusivité qu’il représente, car je suis convaincu que le maquillage devrait être dénué de genre. J’aimais également le caractère hybride et transformatif du personnage, qui représente parfaitement un produit CÉNÉE.
Qui sont la femme et l’homme Cénée ?
La personne CÉNÉE est une personne qui souhaite consommer de manière plus raisonnée tout en conservant une forte exigence en matière d’esthétique et de performance produit. C’est aussi une personne qui aime utiliser la couleur comme moyen d’expression et de singularité, au quotidien ou de manière plus occasionnelle.

Quelle a été la plus grande difficulté technique lors de la création de vos produits ?
Notre charte de formulation est un véritable défi à bien des égards. Nous écartons plus de 300 ingrédients pourtant très fréquemment utilisés en maquillage pour garantir la performance ou la tenue. Obtenir une performance équivalente sans les utiliser représente une grande difficulté.
À cela s’ajoutent les fortes concentrations en actifs et en pigments, qui peuvent générer de véritables instabilités, surtout dans une base naturelle, généralement plus sensible.
Enfin, comme si le défi n’était pas suffisant, nous avons fait le choix d’un packaging en verre transparent, ce qui ne laisse aucune place aux imperfections dans la formule.
Comment intégrez-vous les enjeux éco-responsables et d’inclusivité dans votre processus de fabrication ?
Un très grand nombre d’ingrédients, comme les silicones, sont écartés non pas en raison d’un risque pour la santé humaine, mais bien pour leur impact négatif sur l’environnement. De plus, nous faisons le choix de matériaux recyclables pour tous nos contenants, ce qui n’est pas toujours le cas dans les produits de maquillage.
L’inclusivité est une dimension centrale, puisqu’elle est présente jusque dans le nom de la marque. Nous veillons à développer des produits et des couleurs afin que tous les âges, genres et carnations puissent trouver une offre qui leur correspond. Nous essayons également de mettre cet aspect autant que possible en avant, même si, bien entendu, nous pouvons toujours nous améliorer. Cela viendra avec le temps et le développement de nouvelles teintes pour enrichir le catalogue.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Mon inspiration me vient principalement de deux endroits :
Les laboratoires et les salons cosmétiques pour la partie formulatoire, afin de trouver des substituts solides aux ingrédients que nous écartons. Une journée en laboratoire avec les chimistes formulateurs est toujours une journée très riche en apprentissages et en découvertes.
Les make-up artists m’inspirent également pour les looks, et donc, par conséquent, pour les teintes et les galéniques à développer. Je suis toujours fasciné par le talent de certaines et certains, qui méritent de toute évidence leur qualification d’”artiste”.

Trois choses que vous aimeriez partagés avec nos lecteurs ?
J’ai récemment beaucoup apprécié l’exposition Flops au musée des Arts et Métiers, car elle explore l’échec d’une manière très inspirante et valorisante. Elle met en exergue le fait que toutes les plus grandes inventions sont le résultat de nombreux échecs préalables et que l’échec fait partie intégrante du processus de création.
D’un point de vue voyage, j’ai la chance de rentrer très récemment du Panama, que je ne peux que recommander. On n’y pense pas toujours lorsque l’on souhaite voyager en Amérique centrale ; d’ailleurs, le guide du Routard n’existe même pas. Pourtant, c’est un pays fascinant qui mêle culture caribéenne ancestrale, plages tropicales, treks en montagne et histoire moderne avec le développement du célèbre canal de Panama. Je recommande à 100 %.
Si je devais donner une recommandation récente de lecture, je citerais le best seller Chien 51 de Laurent Gaudé. Je n’ai pas vu l’adaptation au cinéma, mais le livre est incroyable pour celles et ceux adeptes, comme moi, de romans d’anticipation.
Si vous deviez recommander un seul produit Cénée à quelqu’un qui découvre la marque pour la première fois, lequel choisiriez-vous ?
C’est une question très difficile, d’autant plus que nous commençons à avoir un joli catalogue. Celui que j’utilise plusieurs fois par jour est notre huile à lèvres, qui est très addictive. Je la porte majoritairement en teinte Rose Cristallin, mais il faut bien entendu adapter le choix de la couleur à sa carnation et à ses envies.

On meurt d’envie de savoir… Pouvez-vous nous teaser un petit indice sur votre prochaine nouveauté ?
2026 est l’année du teint pour CÉNÉE, une catégorie dans laquelle nous n’étions pas encore présents. Nous avons commencé l’année avec le blush liquide, mais ce n’était qu’un amuse-bouche. Le plat de résistance arrive… Un indice ? Il sera disponible en 15 teintes (un record pour notre toute jeune marque !).


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