Vincennes Film Festival : Au-delà de l’Ecran, le festival de cinéma à ne pas manquer ce week-end

Les actrices font partie de notre vie. Qui n’a pas admiré le talent d’une Romy Schneider, Simone Signoret ou voulu rencontrer « en vrai » Nathalie Baye ? Le Festival « Au-delà de l’écran » les met à l’honneur avec une programmation incroyable, des rendez-vous et des partages entre monde du cinéma et publics, le temps d’y week-end à Vincennes. C’est du 22 au 25 novembre, en entrée libre pour voir certains chefs d’oeuvres, sur simple réservation. L’occasion rêvée de passer un excellent week-end cinéphile et riche en émotions. Nous avons demandé à Dominique Maillet, délégué général du Festival, de répondre à nos questions. À vos places ! 

Bonjour Dominique, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Je m’appelle Dominique Maillet, j’ai d’abord été journaliste de cinéma, écrivant notamment dans les revues « Cinématographe » et « Première », puis auteur de plusieurs ouvrages dont l’un consacré à Philippe Noiret, préfacé par François Mitterrand. J’ai aussi été réalisateur de deux longs métrages de fiction (« Le Roi de Paris » avec le même Philippe Noiret et « La Mémoire dans la chair ») et auteur depuis plus de dix ans de très nombreux documentaires ayant trait au cinéma de patrimoine. Depuis 2016, je suis le délégué général du festival « Au-delà de l’écran » qui se tient tous les deux ans à Vincennes.

C’est un festival qui a pour ambition de raconter le cinéma « à la première personne », raison pour laquelle les films programmés sont accompagnés de leurs témoins directs.

Comment va se dérouler « Au-delà de l’écran » ? 

Le festival « Au-delà de l’écran » a pour objectif de mettre en lumière les gens des plateaux, de donner la parole à toutes celles et ceux qui fabriquent le cinéma que nous aimons. C’est un festival qui a pour ambition de raconter le cinéma « à la première personne », raison pour laquelle les films programmés sont accompagnés de leurs témoins directs. A Vincennes, les rencontres ont lieu avant les projections, elles constituent l’ADN du festival

Candice Alekan et Lady Del, de l’école de de danse Arts en mouvements de Vincennes, lanceront avec 50 danseurs, la cérémonie d’ouverture du festival sur le thème Les Demoiselles de Rochefort. Cette année nous créons un village du festival sur le parvis de l’Hôtel de ville pour accueillir le public qui intégrera un espace de 40m2 consacré à l’exposition de la voiture travelling du film La Nuit américaine de François Truffaut, notre cinémobile se transformant en une salle de cinéma de 80 places, un foodtruck de restauration entièrement bio et autres animations. Le festival se déroule dans 5 lieux : Le village du festival, Le Cinéma Le Vincennes, Le Centre culturel Georges-Pompidou, L’auditorium Jean-Pierre-Miquel, l’Espace Sorano.

pompidou-fetsival.jpg

La venue exceptionnelle de Nathalie Baye, accompagnant un film de François Truffaut très rarement proposé, « La Chambre verte », de celle de Macha Méril venant parler des Actrices-productrices ou de celle de Dominique Besnehard nous offrant une « Master Class » sur les Actrices !

Quels sont les temps forts ? Que vont pouvoir vivre ou écouter les festivaliers ?

Les temps forts du festival « Au-delà de l’écran » seront cette année ceux des hommages que nous avons souhaité rendre aux Actrices. Parler de Romy Schneider par exemple, c’est bien, mais apporter un éclairage nouveau issu « du terrain » est un prisme qu’il n’est pas si fréquent d’utiliser. Lors de la soirée d’ouverture Jean-Loup Dabadie parlera ainsi de la relation qu’entretenait Romy Schneider avec le dialogue, Eva Darlan évoquera l’actrice en tant que partenaire de jeu, François Lartigue, assistant opérateur sur plusieurs films de Claude Sautet, Bernard Stora, assistant de Clouzot sur « L’Enfer » et Yves Agostini, cadreur sur « Les Innocents aux mains sales » de Chabrol et « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio apporteront leur vision, témoigneront de leurs souvenirs, en un mot raconterons une Actrice au travail que nous ne connaissons pas.

Autre temps fort concernant celle-ci, la présentation en avant-première mondiale de la réédition dans une version restaurée 4K du film « La Voleuse » réalisé par Jean Chapot en 1966 dans lequel Romy Schneider et Michel Piccoli font couple pour la première fois avant de se retrouver dans les films de Claude Sautet. Autre temps fort encore, l’hommage rendu à Simone Signoret par son petit-fils, Benjamin Castaldi et Emmanuelle Guilcher, deux fois auteure d’ouvrages consacrés à la grande Dame à l’occasion des 60 ans de son Oscar !

projecteur-cabine.jpg

Nous pourrions ajouter cette année la présentation du premier film de Romain Gary, « Les Oiseaux vont mourir au Pérou » dont un passionné de l’œuvre de Romain Gary a retrouvé miraculeusement une copie aux Etats-Unis (le film avait disparu des écrans depuis cinquante ans !). Et que dire encore de la venue exceptionnelle de Nathalie Baye, accompagnant un film de François Truffaut très rarement proposé, « La Chambre verte », de celle de Macha Méril venant parler des Actrices-productrices ou de celle de Dominique Besnehard nous offrant une « Master Class » sur les Actrices ! Et parce que nous sommes un festival éco-responsable, nous souhaitions également  pouvoir donner la parole aux acteurs de la vie locale en terme d’énergie renouvelable à la suite de la projection du documentaire « Après-demain » en partenariat avec le mouvement « Energie partagée ».

En quoi cette édition est-elle féminine ?

Rendre hommage aux Actrices s’est imposé tout naturellement à nous : les Actrices font rêver, occupent les écrans noirs de nos nuits blanches, captent nos regards depuis la nuit des temps, incarnent le cinéma.

En quoi le fait que le festival se déroule à Vincennes est-il particulier ? 

Vincennes a toujours été une ville de cinéma, de Charles Pathé à l’entreprise Kodak qui y a longtemps séjourné. Nombreux sont les réalisateurs et les acteurs qui y ont également habité comme Bourvil à qui la première édition a rendu hommage avec une exposition de plusieurs centaines de documents et la pose d’une plaque commémorative sur la façade de l’immeuble qu’il a un temps occupé non loin du centre-ville.

expo-pauline-maillet.jpg

Quelle est l’ambition d’ « Au-delà de l’écran » pour le public ? 

L’ambition du festival « Au-delà de l’écran » est de permettre une lecture différente des films, qu’il s’agisse de « découvertes » car nous mettons un point d’honneur à présenter des films rares ou inédits (le festival est d’ailleurs souvent partenaire des ayants-droit pour faire tirer une copie neuve ou prendre en charge le sous-titrage d’un film !), qu’il s’agisse tout autant de films connus par le canal de la télévision et non sur grand écran, et dont on ignore les dessous de fabrication. Cette année, Alexandra Stewart, Bernard Menez et Jean-François Stévenin viendront « décortiquer » le film de François Truffaut, « La Nuit américaine » pour le plus grand plaisir de tous, cinéphiles ou non car la programmation du festival vise tous les publics (à noter au passage deux expositions totalement inédites autour de l’œuvre de François Truffaut, l’une consacrée aux affiches étrangères de ses films, l’autre à des photos de travail uniques montrant François Truffaut en plateau avec ses Actrices !). 

Au-delà de l’écran a lieu ce week-end du 22 au 25 novembre 2019.
Retrouvez toutes les informations sur le site du Festival.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s