Et si on écoutait Céline Tolosa un vendredi soir ?

C’est vendredi, bientôt vendredi soir… Le moment idéal pour vous présenter une artiste au charme fou, Céline Tolosa. Sa musique, très inspirée d’un cinéma français pop et mélancolique, nous embarque dès les premières secondes tant elle est douce, travaillée, inspirée.

Et Céline Tolosa, avec son style parisien et son écriture moderne, est définitivement une fille à suivre. Dès son plus jeune âge au chant, elle mène son parcours avec brio, de quoi vous envoûter sans hésiter.

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Céline Tolosa prise en photo par Ella Hermé.

Hello Céline, peux-tu te présenter ?

Céline : Je m’appelle Céline Tolosa, je suis née à Paris et j’y vis toujours… Je chante et j’écris des chansons. Mon nouvel EP « Vendredi Soir » est sorti début octobre chez Les Disques Pavillon et j’espère qu’il vous plaira !

Comment es-tu arrivée à la musique ?

J’ai grandi au sein d’une famille d’artistes, il y a toujours eu de la musique à la maison. J’ai intégré un chœur d’enfants, La Maîtrise de Paris et j’ai eu la chance de faire toute ma scolarité en horaires aménagés : l’école le matin, le conservatoire l’après-midi … Le bonheur ! C’était un vrai privilège et une solide formation.

J’envisage chaque chanson comme un court-métrage, un instantané de vie volée.

Tu accordes une grande place au cinéma dans ta vie, quelle est son influence dans ta musique ?

C’est vrai que j’ai une réelle passion pour le cinéma, en particulier le cinéma français des années 60 et 70, mais aussi ceux de l’âge d’or d’Hollywood, les films noirs, les comédies ébouriffées…Cela inspire nécessairement ma façon d’écrire et d’inventer des chansons. J’envisage chaque chanson comme un court-métrage, un instantané de vie volée même quand cela part d’une bribe d’idée, d’une émotion ou d’une observation… Cela permet de dessiner un personnage, de construire un récit, un scénario qui peut-être embarquera l’auditeur.

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Que se passe-t-il le vendredi soir ?

Vendredi Soir, c’est le nom de l’EP, et aussi le titre d’une des chansons. Le vendredi soir, on est en général assez heureux que la semaine se termine, on fait des projets pour le week-end… C’est un jour un peu piège car on peut se sentir obligés de sortir, de faire la fête, d’être avec les autres alors qu’on aspire aussi au calme et à la solitude. C’est ce que raconte ma chanson « Vendredi Soir »… Quelques fois on se sent perdu au milieu de cette allégresse nocturne presque obligatoire, et on rêve d’ailleurs, d’autre chose.

Quelle parisienne es-tu ? 

La Parisienne est devenue une marque, une AOC c’est fou ! Remarque, ça a toujours été le cas. J’espère être une parisienne sympathique et pas trop snob, comme souvent on se les imagine. Je suis une grande amoureuse de ma ville, j’aime tous ses quartiers, ses lumières, ses caprices et je suis souvent époustouflée par le charme magique de Paris, envers et contre tout. Mais c’est vrai que je cumule pas mal de clichés sur la Parisienne, je marche vite, je suis souvent débordée et je porte des bérets.

Peux-tu me dire ce que tu fais lorsque tu ne fais pas de musique ?

Je passe pas mal de temps avec mes proches, j’aime aller au cinéma et à des concerts, retrouver des amis pour boire un verre et dîner… La vie, quoi. C’est ce qui m’inspire. Mais j’ai aussi besoin d’être dans ma bulle, de lire et de rêver à de nouvelles chansons.

On remarque un côté très 60’s chez toi, pourquoi ?

Depuis très longtemps, l’esthétique de ces années-là me touche. C’est une époque très riche sur tous les plans artistiques : musique, cinéma, avec la Nouvelle Vague que j’adore, la mode, les arts plastiques… J’aime l’esprit très pop qui s’en dégage, et ce désir de révolution et d’émancipation. Les rêves les plus fous semblaient accessibles et il y avait un vrai souffle de liberté.

Comment travailles-tu les morceaux ?

Je travaille avec Dino Trifunovic, qui a réalisé « Vendredi Soir » ainsi que mon premier EP, « Cover Girl ». Nous nous sommes connus il y a quelques années, ça a été un coup de foudre artistique. Je suis plus à l’aise avec l’écriture, même si nous composons et écrivons ensemble. Il n’y a pas de méthode particulière, souvent j’apporte un texte, ou lui une mélodie et on voit où tout ça nous mène. Mais il n’y a pas pas de règle absolue ! Faire une chanson peut prendre trois heures mais aussi plusieurs mois, c’est une alchimie délicate. Sur ce nouvel EP, on est partis sur des sonorités assez synthétiques, on cherchait une atmosphère nocturne sensuelle, inquiète, tout en restant lumineuse, comme un clair de lune.

Qui aimes-tu suivre sur Instagram ?

J’adore Loïc Prigent, qui rapporte les perles et énormités entendues lors des fashion week, c’est irrésistible et très drôle. Sinon, dans le même genre il y a le Fussoir (personne ne sait ce que ce mot veut dire !) qui publie des citations absurdes et pertinentes, je suis fan. Il y a aussi Shuzaku1977, un artiste japonais qui fait des photomontages décalés, mélangeant des icônes modernes et des peintures classiques, c’est étonnant ! Vincent Delerm aussi est à suivre sur Instagram, il fait de très jolies photos, mutines et poétiques, on le retrouve complètement.

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She is a very attractive person. @storm_crying

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Tes lieux favoris à Paris, ce sont lesquels ?

Il y a la place Dauphine, si belle en toutes saisons et à toute heure du jour et de la nuit… Le musée Jaquemart André dans le XVIIe, un ancien hôtel particulier incroyable avec des expositions magnifiques. Dans un autre genre, j’aime beaucoup le Xe et le XXe arrondissement, des coins à la fois populaires et branchés, c’est très vivant ! Pour flâner le parc des Buttes-Chaumont, j’ai grandi juste à côté et j’y suis restée très attachée.

Pour boire un verre, j’aime le Harry’s Bar, un bar à cocktails légendaire et hors du temps où se croisent touristes américains et habitués. Pas de musique en fond sonore, ce qui est très agréable et suffisamment rare pour être signalé ! Ou alors Le 1905, un bar caché façon speakeasy à l’étage du très bon resto Les Vins des Pyrénées, repris par mon ami Florian et qui fait courir le Tout-Paris.

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Crédit photo : Anaïs Barelli.

Tes paroles les plus arrogantes, comme le blog ?

« Je ne veux pas être impolie pourtant ce soir moi je m’ennuie / J’attends les douze coups de minuit et sans un mot je m’enfuis ». 
C’est quand même assez arrogant de partir sans dire au revoir , non ?

 

Vendredi Soir, l’EP de Céline Tolosa est disponible par ici

 

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